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La convention de Hambourg ou convention S.A.R.

La Convention SAR, adoptée à Hambourg en 1979, est entrée en vigueur en 1985. Elle définit une approche internationale de la recherche et du sauvetage en mer.

Son objectif est la mise au point d'un plan international dans le cadre duquel les opérations de sauvetage des personnes en détresse en mer, quel que soit le lieu où elles se déroulent, seront coordonnées par une ou plusieurs organisations SAR sans tenir compte des frontières.

Pour mieux organiser les opérations de sauvetage en cas de détresse, les océans de la planète ont été divisés en plusieurs zones (S.R.R. : Search and Rescue Région). Plusieurs pays collaborent étroitement pour recueillir les renseignements SAR.

Zone SRR NW France  Zone SRR S France 

SRR du Nord Ouest et du Sud de la France
From Admiralty List of Radio Signals, Volume 5 (NP285,Edition 2005/06)

En adhérant à la convention SAR, un État se doit de définir une région de recherche et de sauvetage appelée : ZONE DE RESPONSABILITÉ SAR et de mettre en place un ou plusieurs MRCC (Maritime Rescue Coordination Center) avec les moyens nécessaires.

 Vedette SNSM

Abeille Liberté 

Vedette SNSM 

 Vedette SNSM

Abeille Liberté 

Vedette SMSM 

 

Photo Marine Nationale 

 

En France, ce sont  les CROSS de Gris Nez, Jobourg, Corsen, Etel et La Garde qui jouent ce rôle.

 

L'organisation SAR  :

1   Afin d'exploiter et d'intégrer au mieux les avantages des communications satellitaires et terrestres, le SMDSM nécessite la mise en place d'un réseau efficace de communications entre les différents RCC. Il consistera en une interconnexion entre les RCC, en accord avec les dispositions prises par l'OMI, en appui de la Convention SAR de 1979. En outre, chaque RCC devra pouvoir disposer de liaisons rapides et efficaces avec les stations côtières, les stations INMARSAT ainsi que les MCC COSPAS-SARSAT.

2  Les interconnexions entre les différents RCC utiliseront normalement le réseau public. Quelques RCC particuliers ne disposant pas de structures publiques suffisamment fiables pourront utiliser le réseau INMARSAT afin d'assurer l'échange rapide d'informations concernant les messages de détresse ou de sécurité.

3  Le réseau des communications pour le futur système associé aux procédures SAR doit être suffisamment flexible pour satisfaire à tous les niveaux de la coordination internationale SAR, à partir de la division idéale des océans.Organisation SAR en France

4  La réponse SAR à une situation de détresse sera obtenue à travers une coopération des administrations SAR capables de fournir cette assistance.

5  La station côtière la plus près de la position de la détresse doit, autant que faire se peut, accuser réception à cet appel. Les autres stations côtières ne doivent accuser réception à cet appel, que si la station la plus proche ne le fait pas. La station qui a accusé réception de l'appel de détresse doit maintenir le contact avec le navire en détresse, jusqu'à ce qu'il soit relevé de cette fonction.

6  Le premier MRCC, qui est affilié à la station qui a accusé réception, doit assurer la responsabilité ainsi que la coordination des opérations SAR tant que cette responsabilité n'est pas assurée par un autre MRCC, éventuellement mieux situé.

7   Au cas ou, la désignation du MRCC devant assurer la responsabilité des opérations SAR n'est pas évidente dès le début, car plusieurs stations côtières ont accusé réception de l'appel de détresse en même temps, celles-ci doivent désigner rapidement laquelle est le plus à même de mener les opérations SAR.


 

Le rôle des MRCC

Les Maritime Rescue Coordination Center (MRCC) ont pour rôle de coordonner et de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la sauvegarde de la vie en mer.

Dans le SMDSM, un navire en détresse lance un appel par plusieurs moyens. Cet appel, directement ou par l'intermédiaire des stations côtières, est transmis à un MRCC. Les navires se trouvant à proximité sont alertés par ASN ou par Inmarsat.

Le MRCC organise alors les opérations en utilisant les navires se trouvant à proximité ou en dirigeant des navires ou des aéronefs, spécialisés ou non, vers le lieu de détresse.

Il désigne pour organiser les opérations sur place un navire appelé OSC (On Scène Commander). Celui-ci doit maintenir le contact direct et permanent avec le navire en détresse, diriger les navires et aéronefs engagés dans l'opération et enfin, il doit rendre compte au MRCC, qui reste responsable de la conduite générale des secours.

Les procédures de mises en oeuvre d’une opération SAR sont déterminées par le MRCC compétent, il existe 3 phases d'urgence :

  • la phase d'incertitude,
  • la phase d’alerte
  • la phase de détresse.

Tout service de recherche et de sauvetage qui a des raisons de croire qu'un navire se trouve en situation d'urgence, doit communiquer au MRCC compétent, tous les renseignements disponibles. Le MRCC évalue ces renseignements de façon à déterminer la phase d'urgence ainsi que l'ampleur des opérations de recherche et de sauvetage nécessaires.

Pour pouvoir communiquer avec les navires à la mer les MRCC disposent d'un réseau de Station Côtière réparties sur tout le littoral permettant des liaisons fiables et efficaces. 

Couverture VHF côtes de la Manche